lundi
09.11.2009 - "Quand les peuples bougent, ils décident!" (François Mitterrand, 22.11.1989)
samedi
07.11.2009 - Monsieur YU nous "augmente sensiblement" : il faut qu'il reste en France !

Sollicité par l'ARDHIS (Association pour la Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l'Immigration et au Séjour), c'est tout naturellement que je suis intervenu en faveur de la libération de M. YU, ressortissant chinois vivant à Pantin et actuellement placé en rétention au Centre de rétention administrative à Hendaye.
Mon intervention date d'il y a une semaine et je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de la part du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Cela m'inquiète, car M. YU semble vraiment être quelqu'un de sincère, honnête et droit.
En France depuis plus de 10 ans, il manie remarquablement notre langue et se passionne pour notre gastronomie. Diplômé d'une Université française, il vit actuellement en couple avec un fonctionnaire français. Son retour forcé en Chine me paraît donc inenvisageable.
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre de l'Identité Nationale, il faut qu'il reste en France et revienne à Pantin !
07.11.2009 - Plaidoyer pour la transmission immédiate du projet de SDRIF au Conseil d'Etat

jeudi
05.11.2009 - Non, Monsieur Chapon, Paris Métropole n'est pas (encore) un échec !

Par delà son caractère tout à la fois délibérément globalisant, foncièrement démoralisant et strictement négatif, une telle prise de position ne laisse pas d'interroger quant à ses véritables mobiles.
Car, en arriver à mettre sur le même plan un processus long -initié dès 2001 par Bertrand Delanoë, la "Conférence Métropolitaine"-, fondé tant sur le dialogue que le respect mutuel entre Paris et les villes de banlieue (Paris Métropole), et deux initiatives politiciennes, autoritaires et faites à la va-vite (Grand Paris et Ile-de-France Métropole), relève d'une singulière objectivité !
Tout le monde s'en rend compte : le Grand Paris, c'est l'idée qu'a trouvée le Président Sarkozy pour tenter de recentraliser, en plein réforme de l'administration décentralisée de la République (redécoupages divers...), une compétence régionale majeure : les Transports publics.
Ile-de-France Métropole, c'est l'idée qu'a trouvé l'UMP, seul et unique parti de la Majorité Présidentielle, pour, à moins de six mois des échéances régionales, le 30 octobre 2009, "sacrifier Paris Métropole sur l'autel des Régionales" (Lire Eric Nunès, "Paris Métropole sacrifié sur l'autel des élections régionales ? ", Le Monde, 2 novembre 2009).
Ces deux initiatives sont totalement partisanes et ne s'en cachent même pas. Ile-de-France Métropole sera même -on le dit- essentiellement composé de ministres ou ex-ministres UMP candidats aux Régionales !
Je siègerai ce vendredi matin au Comité syndical de Paris Métropole, pour Pantin et aux côtés d'autres élus locaux des cent collectivités adhérentes (Communes, Conseils généraux, Conseil régional), avec une sincère conviction : celle que si on veut vraiment acquérir une vision métropolitaine -et non pas politicienne- des enjeux de la vie quotidienne des 4,8 millions de Franciliens, spécialement de la zone dense, l'indispensable travail, effectué comme restant à fournir par Paris Métropole, doit se faire sur la base des propositions de développement durable du territoire de la Métropole plutôt que par rapport à des guerres de position stériles.
En complément de cette prise de position, je vous invite à prendre connaissance du Communiqué du bureau exécutif de Paris Métropole.
mercredi
04.11.2009 - L'interco, parlons-en, un article de Canal, le journal de Pantin
mardi
03.11.2009 - Extraits de l'entretien de Marie N'Diaye à la Tribune des Antilles
Vos personnages sont africains. Votre père est sénégalais. Vous revendiquez-vous d’une culture africaine ?
Je m’en revendiquerais, m’en sentirais proche, si j’avais effectivement eu une culture double. Je me sentirais différente, mais aussi différente que si j’avais eu un père allemand et une mère italienne. La seule chose qui change quand on a une origine africaine, c’est qu’on est noir, c’est visible. Mais c’est tout. J’ai été élevé uniquement par ma mère, avec mon frère, en France. Pas par mon père, avec qui je n’ai jamais vécu, et que je ne suis pas allée voir en Afrique avant l’âge de 22 ans. J’ai été élevée dans un univers 100 % français. Dans ma vie, l’origine africaine n’a pas vraiment de sens – sinon qu’on le sait à cause de mon nom et de la couleur de ma peau. Bien sûr, le fait d’avoir écrit des histoires où l’Afrique est présente peut paraître contradictoire. Je suis allée deux ou trois fois en Afrique, c’est un lieu qui m’intrigue, me fascine aussi, car je sens que j’y suis radicalement étrangère. Quand j’y suis et que les gens voient mon nom et la couleur de ma peau, ils pensent que je suis des leurs. Or, par mon histoire, c’est faux. J’ai souvent rencontré des Français qui ont été élevés en Afrique et qui sont plus africains que moi. Alors qu’eux, en Afrique, dans le regard des autres, ils restent étrangers… Ironiquement, c’est en France que je peux paraître étrangère.
Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?
Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus.
03.11.2009 - Le prix Goncourt à Marie NDiaye, le Renaudot à Frédéric Beigbeder !
Marie NDiaye avait déjà obtenu le prix Femina en 2001. (© AFP Martin Bureau) Gallimard et Grasset raflent la mise cette année, à l'issue d'un jury qui récompense deux écrivains confirmés: NDiaye pour «Trois femmes puissantes», Beigbeder pour «Un roman français».
Le prix Goncourt a été attribué ce lundi à Marie NDiaye pour Trois femmes puissantes (Gallimard), a annoncé le jury au restaurant Drouant à Paris.
La romancière obtient le plus prestigieux des prix littéraires de l'automne au 1er tour avec 5 voix contre 2 à Jean-Philippe Toussaint pour La vérité sur Marie et une voix à Delphine de Vigan pour Les heures souterraines. Marie NDiaye, installée depuis 2007 à Berlin avec sa famille, est la première femme a obtenir le Goncourt depuis 1998.
Frédéric Beigbeder remporte lui le Renaudot pour Un roman français (Grasset), au cinquième tour avec sept voix contre une pour Vincent Message pour Les veilleurs, une voix pour Véronique Ovaldé pour Ce que je sais de Vera Candida et une pour Justine Lévy pour Mauvaise fille.
Marie NDiaye, née en 1967 dans le Loiret d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, a publié à 18 ans son premier roman, Quant au riche avenir (1985).
Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit puis chez Gallimard. Comédie classique (1988), La femme changée en bûche (1989), La sorcière (1996)...
Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l'étrangeté de ses récits. Prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe, elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec Papa doit manger.
Trois femmes puissantes (lire ici la critique de Libération) regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.
Trublion de l'édition française devenu l'un des piliers de la critique littéraire, Frédéric Beigbeder obtient pour sa part une nouvelle consécration. Un roman français (lire ici la critique de Libération), son récit autobiographique, fleure la province profonde. Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l'ex-jet-setter livre le récit sensible de son enfance béarnaise.
Auteur comblé de 99 francs en 2000 (400.000 exemplaires vendus et une adaptation au cinéma en 2007), Frédéric Beigbeder a déjà obtenu le prix Interallié 2003 avec Windows on the World.
Le prix Renaudot de l'essai a été décerné a Daniel Cordier pour Alias Caracalla (Gallimard). Enfin le Renaudot du livre de poche, attribué pour la première fois, a récompensé Hubert Haddad pour Palestine.
dimanche
01.11.2009 - Lettre ouverte à Eric Besson pour une identité Nationale Républicaine

Sans raison apparente, dimanche dernier au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire, a jugé bon de relancer le débat sur l'identité Nationale en déclarant qu'"il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français... que tous les jeunes Français aient une fois dans l'année l'occasion de chanter la Marseillaise", prenant explicitement exemple sur les Etats-Unis.
Ce débat devrait durer deux mois et demi avant un "grand colloque de synthèse" fin janvier-début février". Le ministre ajouta qu'il allait demander "aux préfets et aux sous-préfets d'organiser des réunions avec les forces vives de la Nation sur le thème de qu'est-ce qu'être Français, quelles sont les valeurs qui nous relient, quelle est la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers" (source : 20 minutes).
En cette triste et pluvieuse journée de Toussaint et à la veille de la traditionnelle fête des Morts chrétienne, un tel "retour aux Sources" n'est pas anodin. Il ne doit pas tromper tout Républicain de progrès. En bon laïc, je suis convaincu que ce faux débat est un recul en arrière, tout juste bon à tenter de dissimuler la vraie nature de ce gouvernement inefficace, liberticide, réactionnaire et égocentré.
La raison de ce subit "néo-Nationalisme", de la réintroduction du débat sur la "Burqa" ? Les "échecs en série" de Nicolas Sarkozy, provocateur récidiviste, dans les domaines qui auraient pourtant dû être ses domaines de prédilection : police et ordre public, immigration et nationalité, économie et finances.
Or, dans quelle situation se trouve-t-on actuellement en France? Là, insécurité partout et tentatives de reprise en main de la Justice ; là-bas, inhumanité aux frontières et néocolonialisme ; ici, énorme déficit des finances de l'Etat et tentatives de népotisme.
En cette triste et pluvieuse veille de la fête des Morts, au-delà du respect des rites religieux, l'athée que je suis pense que nous devons d'abord à nos ancêtres le souvenir, le respect et la reconnaissance de leurs luttes en faveur du progrès démocratique, économique et social qu'ils ont permis.
Aucune raison politicienne ne justifiera jamais une quelconque dérogation à ces obligations.
L'identité Française, ce n'est pas la traîtrise érigée en loi ou le cynisme de la simple démarche politicienne, mais plutôt la saine conviction et la noble franchise politique !
L'identité Française, depuis la fin de l'Ancien Régime et la Révolution de 1789, c'est l'Humanisme et la Solidarité, comme l'illustre encore la devise de la République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Quelle est l'identité Nationale aujourd'hui, M. Besson ? La Liberté, la police de proximité et le juge d'instruction ; l'Egalité et l'abrogation du bouclier fiscal et la sauvegarde des services publics locaux ; la Fraternité, la laïcité et la Sécurité sociale universelle !
Voilà l'identité Française Républicaine, celle pour laquelle nos grand-parents se sont battus, et pour laquelle ils sont parfois morts, qu'ils soient nés ou devenus Français après l'épilogue de la décolonisation.
Jouer avec notre Histoire est un jeu dangereux et risqué, Monsieur Besson. De ce jeu, la jeunesse Française, des villes ou des campagnes, ne sera jamais fière.
mercredi
28.10.2009 - A Besson : "Errare humanum est..."
- Lundi, le Conseil d'Etat a rappelé au Ministre de l'immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire qu'il ne pouvait pas réécrire la loi (source : Le Monde daté de demain).
En effet, une des innombrables circulaires de ce ministère si particulier, en limitant la régularisation aux seuls étrangers disposant d'une qualification ou d'une expérience dans l'une des 30 professions ouvertes aux ressortissants des pays non-membres de l'Union européenne, était clairement illégale.
- La veille, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il tentait de faire diversion -après une séquence particulièrement riche en "affaires"- en affirmant fort doctemment que "la burqa est contraire aux valeurs de l'identité nationale".
On peut s'interroger, avec beaucoup de Français d'horizons divers, sur l'opportunité d'ouvrir ce champ de réflexion particulièrement stérile et rétrograde à l'heure de la mondialisation.
- Enfin, le lendemain, le même ministre récidive à l'occasion de la réponse à la question du sénateur RDSE Jean-Pierre Chevènement.
A celui qui revendiquait quelques jours plus tôt son héritage, l'ancien ministre de l'intérieur n'a pas hésité à demander : "Si vous appliquez ma politique, pourquoi depuis 2002 (avoir) modifié à plusieurs reprises la loi relative à l'entrée et au séjour des étrangers votée en 1998 ? Pourquoi avez-vous supprimé la clause de régularisation au fil de l'eau qui permet précisément d'éviter les régularisations massives ? Pourquoi avoir fixé des objectifs chiffrés qui empêchent les préfets d'agir avec humanité ? Pourquoi réunir immigration et identité nationale comme pour les opposer à la veille des élections régionales ?"
En défigurant Marianne, en confisquant la République et ses symboles au bénéfice d'un seul clan, M. Besson fait des erreurs. Intentionnellement, il fait du mal. Jusqu'à quand?



